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Expositions

Sam Samore, The I (1-4), 2000. Sérigraphie. Galerie Gorney Bravin + Lee, New York. © Christian Aschman.

8.6 — 8.10.2000

Sam Samore – Pathological Tales / Schizophrenic Stories

artiste(s): Sam Samore
curateur(s): Enrico Lunghi

L'exposition donne un aperçu de toutes les séries de photographies de Sam Samore à partir de 1973 (Fictions, The Sorcerers, Situations, Allegories of Beauty, The Suicidist, The Oasis, The Killers), ainsi qu'une nouvelle série intitulée The I et les installations Forest of Schizophrenic Love Stories (1998-), The Magic Bed (1995-) et The Flying Carpet (2000), cette dernière étant une nouvelle création.

Dans une interview récente avec Jérôme Sans, publiée dans le catalogue d'exposition, Sam Samore décrit sa démarche artistique de la façon suivante :

Jérôme Sans : Votre intérêt pour les différents caractères, il semble que vous l'introduisiez souvent dans vos installations.

Sam Samore : Dans mon travail, je ne fais pas de différence conceptuelle entre peinture et photographie. Je ne donne pas de titres spécifiques à mes peintures (j'utilise un système de numérotation). Chacune s'appelle Situations ou Lips Triptych ou The Killers, de façon à ce que lorsque vous voulez parler d'une photo particulière, vous êtes obligés de décrire les personnages. Quel langage utiliser alors ? Une énumération des traits physiques ? Une interprétation de ce qu'un des protagonistes dans le tableau pourrait ressentir ? Quels sont les liens entre les caractères ? Dès le début, j'ai rassemblé ces observations. Cette recherche initiale m'a conduit à réaliser des projets, dans lesquels je place des mots - adjectifs, phrases poétiques - sur des surfaces transparentes telles que des vitres, des miroirs, des écrans, des rideaux - au moyen de la gravure, de la sérigraphie, du décapage à la sableuse, de lettres en vinyle, de peinture. J'ai certainement une lourde dette envers le Bar aux Folies Bergère de Manet et sa fascination du miroir.

Comme un portraitiste, comme un biographe, je recherche parfois la vie d'une personne singulière ou j'analyse la personnalité d'un édifice particulier. Je recueille des informations dans des conférences de presse, des hagiographies, des interviews, des débats télévisés, des études de cas psychologiques, des autobiographies. Il m'arrive d'écrire un discours poétique évoquant l'individu : House of Schizophrenic Stories (1994) en serait un exemple. Ces phrases, sont-elles des abstractions avec une odeur ? Parfois, je présente un groupe d'adjectifs comme dans un profil de personnalité - Pathological Portrait (1992) illustre bien ceci. Cette liste, peut-elle changer au cours du temps ?

En savoir plus
partenaires

Cette exposition est réalisée avec la collaboration du FRAC Languedoc-Roussillon (Montpellier), des galeries Art & Public (Genève), Gorney Bravin + Lee (New York), Gisela Capitain (Cologne), Massimo de Carlo (Milan), Rodolphe Janssen (Bruxelles), Anne de Villepoix (Paris) et de nombreux collectionneurs privés.

images

Sam Samore, The I (1-4), 2000. Sérigraphie. Galerie Gorney Bravin + Lee, New York. © Christian Aschman.