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Casino Luxembourg

Expositions

Christopher Baker, Hello World! or: How I Learned to Stop Listening and Love the Noise, 2010, Installation vidéo. © Rémi Villaggi.

Aneta Grzeszykowska, Untitled Film Stills, 2006. Tirages chromogéniques sur Dibond. Courtesy RASTER, Varsovie.

Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin), Que le cheval vive en moi,  2011. Performance, vidéo, installation in situ. Kapelica Gallery, Ljubljana. © Rémi Villaggi. 

14.5 — 11.9.2011

Second Lives : Jeux masqués et autres Je

artiste(s): Susan Anderson, Art Orienté objet, Christopher Baker, Hermine Bourgadier, Slater Bradley, Lucille Calmel & Philippe Boisnard, Hsia-Fei Chang, Danica Dakić, Hans Eijkelboom, Joan Fontcuberta, Aneta Grzeszykowska, Anna Hilti, Kaori Kinoshita & Alain Della Negra, Joachim Koester, Beryl Koltz, Susi Krautgartner, Annika Larsson, Andrés Lejona, Lucy McRae & Bart Hess, Cristina Nuñez, Jens Pecho, Dorothée Smith, Catrine Val, Yuan Yanwu
curateur(s): Paul Di Felice, Kevin Muhlen, Pierre Stiwer

Les identités ne cessent de se construire et de se déconstruire. Si la représentation par l'image du corps et de l'identité a traversé l'histoire de l'art, elle n'a, en soi, rien de nouveau. Si ce n'est que, en ce début de 21e siècle, dans un contexte de philosophie postmoderniste et de cyberculture, une nouvelle génération d'artistes contemporains cherche à explorer et à sonder à travers d'autres voies cette représentation de soi et de l'autre.

La pensée postmoderne, dans son acceptation la plus large, postule que l'individu découvre l'altérité à soi. Là où auparavant on cherchait à répondre à l'interrogation « qui suis-je ? » par une seule entité du soi, la variabilité de l'identité devient désormais possible. Au cours de sa vie, l'être humain peut acquérir de multiples identités simultanément qui peuvent même englober des attitudes contradictoires. La tendance générale va vers une plus grande flexibilité identitaire, la définition du « Je est un autre » d'Arthur Rimbaud est réadaptée à l'ère postmoderne au « Je est plusieurs autres ».

L'évolution récente de la cyberculture dans la société de communication contribue davantage à la démultiplication identitaire. Les réseaux sociaux en ligne permettent à tout un chacun de créer de multiples profils ; des réalités virtuelles sont - réellement - vécues à travers des « avatars », des personnages représentant un utilisateur sur Internet ou dans des jeux vidéo. Cette « poly-appartenance » habilite l'individu à découvrir et à exprimer de multiples facettes de lui-même, à avoir la liberté de jouer de sa propre identité - et ce, à travers des masques ou non - et à ouvrir la voie vers l'altérité.

Face à cet éclatement protéiforme de l'identité, la réponse des artistes d'aujourd'hui se traduit dans leurs œuvres par l'emploi de moyens aussi variés que la manipulation des images, l'imitation, la citation, l'appropriation, la mise en abîme, etc. À travers les œuvres (photographies, vidéos, installations) de vingt-quatre artistes, l'exposition Second Lives : Jeux masqués et autres Je met en lumière les manières de faire et de défaire des identités, ainsi que leur influence sur les existences personnelles et collectives, aussi diversifiées que le champ des significations qu'elles produisent. 

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partenaires

L'exposition est réalisée dans le cadre du Mois Européen de la Photographie. En collaboration avec Lucil Film.

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Christopher Baker, Hello World! or: How I Learned to Stop Listening and Love the Noise, 2010, Installation vidéo. © Rémi Villaggi.

Aneta Grzeszykowska, Untitled Film Stills, 2006. Tirages chromogéniques sur Dibond. Courtesy RASTER, Varsovie.

Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin), Que le cheval vive en moi,  2011. Performance, vidéo, installation in situ. Kapelica Gallery, Ljubljana. © Rémi Villaggi.