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Casino Luxembourg

Expositions

Christian H .Cordes, Du Aber Bleibst (zu den Toten auf dem Friedhof in Clausen), 2001. Installation. © Christian Mosar.

Ian Hamilton Finlay, Ripple, 2001. Installation in situ, gravure sur ardoise. © Christian Mosar.

8.7 — 14.10.2001

Sous les ponts, le long de la rivière...

artiste(s): Daniel Buren, Jacques Charlier, Christian Cordes, Patrick Corillon, Wim Delvoye, Jan Fabre, Ian Hamilton Finlay, Elsebeth Jørgensen / Sofie Thorsen, Ivana Keser, Won Ju Lim, Jill Mercedes, Ilona Németh, Olaf Nicolai, Daniel Roth, David Shrigley, Johnny Spencer, Joëlle Tuerlinckx, Luca Vitone
curateur(s): Enrico Lunghi

L'exposition Sous les ponts, le long de la rivière... présente dix-huit interventions d'artistes sur un parcours reliant le Casino Luxembourg au site des « Trois Glands », emplacement du futur Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, en passant par les vallées de la Pétrusse et de l'Alzette au cœur même de la ville de Luxembourg.

Le parcours commence au Casino Luxembourg, transformé, pour l'occasion, en point d'information. Le visiteur, alors qu'il se trouve à quelques pas seulement du centre de la ville et du quartier européen, a tout au long du chemin l'impression d'être éloigné des activités urbaines, commerciales et politiques de la capitale. Une grande variété de paysages, riches en atmosphères et en histoire(s) s'ouvrira à lui : jadis zone stratégique de l'ancienne forteresse, la vallée de la Pétrusse, qui sépare la ville haute du plateau Bourbon, séduit aujourd'hui par son décor verdoyant, romantique et enchanteur ; sur les bords de l'Alzette, l'ancien faubourg industrieux du Grund vit actuellement surtout de ses nombreux cafés et restaurants ; la rue Sosthène Weis, nommée d'après l'artiste postimpressionniste luxembourgeois, rappelle que la forteresse de Luxembourg a depuis toujours inspiré nombre de peintres et écrivains, surtout romantiques, tels Joseph Mallord William Turner, Victor Hugo et Johann Wolfgang von Goethe ; le « Bockfiels » est le lieu où séjournait la sirène Mélusine qui participe au mythe fondateur de la ville ; la maison natale de Robert Schuman, initiateur de la CECA, introduit déjà notre destinée européenne et enfin, les bois entourant le site de l'ancien Fort Thüngen offrent une vue panoramique contrastée du site remarquable de la capitale luxembourgeoise.

Les artistes interviennent sur ce parcours en tenant compte, dans les projets spécialement conçus à cette occasion, de la relation entre leur travail et la nature « domestiquée », du paysage transformé par l'homme, du poids de l'histoire. Chaque artiste s'intéresse à un aspect spécifique du parcours - que ce soit sur le plan naturel ou topographique, paysagiste, architectural, historique ou autre. Chaque travail participe en même temps à la réflexion sur l'intégration de l'art dans l'espace public, sur l'artificialité de la nature et l'importance du contexte historique.

Certes, les projets d'artistes échappent à toute catégorisation et ne peuvent livrer tout leur potentiel qu'en étant considérés individuellement. Mais on pourrait dire que si Jacques Charlier, Daniel Roth et Luca Vitone se sont appuyés plus particulièrement sur des aspects historiques ou légendaires de la Ville (la légende de la fée Mélusine, le fabuleux château renaissant d'Ernest Mansfeld, le dernier concert public de Frantz Liszt), Christian H. Cordes, Jan Fabre et Ian Hamilton Finlay ont plutôt transformé leurs impressions du site en des évocations poétiques (le temps qui coule dans une forteresse inébranlable, la puissance régénératrice de la nature, la persistance des moments passagers) alors que la domestication de la nature et la tension entre espace privé et public sont thématisés, de manières très différentes, par Daniel Buren, Elsebeth Jørgensen / Sofie Thorsen, Won Ju Lim et Joëlle Tuerlinckx.

Par ailleurs, Wim Delvoye réinterprète, dans les bois qui entourent la ville, le thème classique du cerf et de la biche ; Ivana Keser utilise les nombreuses publications luxembourgeoises comme matériau de base ; Jill Mercedes se sépare, du haut du pont Adolphe, de précieux cœurs en grés flammé ; Ilona Németh installe sept boules gigantesques dans un pré en forte pente ; Olaf Nicolai repeuple la vallée d'abeilles habitant des ruches dessinées par des architectes actuels ; David Shrigley construit d'étranges sculptures en briques et Johnny Spencer nous revient, robotisé, tout droit du futur. Enfin, Patrick Corillon propose des cannes de promeneur qui, à l'arrivée, livrent un dessin du chemin parcouru, joli souvenir mais aussi métaphore d'une impossible invisibilité.

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partenaires

L'exposition est organisée en collaboration avec le Musée national d'histoire et d'art et le Ministère du Tourisme du Luxembourg.
L'exposition est réalisée avec le soutien de Pricewaterhouse Coopers et de DEXIA-Banque Internationale à Luxembourg / Fondation Indépendance et avec l'appui du Ministère du Tourisme de Luxembourg.

images

Christian H .Cordes, Du Aber Bleibst (zu den Toten auf dem Friedhof in Clausen), 2001. Installation. © Christian Mosar.

Ian Hamilton Finlay, Ripple, 2001. Installation in situ, gravure sur ardoise. © Christian Mosar.

Ilona Németh, Balls, 2001. Installation in situ, 7 boules rouges en polyester. © Christian Mosar.

Jacques Charlier, Libérer Mélusine, 2001. Photographie. © Laurence Charlier.