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Expositions

Iain Forsyth & Jane Pollard, File Under Sacred Music, 2003. Vidéo. Kate Macgarry, London. © Christian Mosar.

Olivier Millagou, Drawing Pin, 2003. Installation in situ, punaises, amplificateur, platine. © Christian Mosar.

Naama Tsabar, Encore, 2006. Installation in situ, gaffer tape. Dvir Gallery, Tel Aviv. © Christian Mosar.

26.1 — 6.4.2008

Volume(s)

artiste(s): Davide Balula, Chris Bors, Julie Freeman, Iain Forsyth + Jane Pollard, Andy Huntington & Drew Allan, Yoshimasa Kato & Yuichi Ito, Olivier Millagou, The Plug, Steven Shearer, Troika, Naama Tsabar
curateur(s): Marc Clement, Kevin Muhlen

Volume(s) tente de capturer ces instants où un son, une musique, se manifestent dans l'espace visuel. Devenus œuvres d'art, ces instants peuplent l'espace de l'exposition qui les répartit en trois groupes (perméables) que l'on pourrait symboliser à l'aide des bandes fréquentielles d'un égaliseur. Dans les basses fréquences se manifeste le travail de base. Des artistes explorent les domaines de la physique et de la programmation informatique pour se donner les moyens de transformer le son en une impression visuelle. De manière surprenante, la fascination technique et la rigueur scientifique qui caractérisent ces objets virent à des effets de synesthésie et au déjanté.

Dans les fréquences moyennes, un groupe d'œuvres interactives tente de concilier l'univers des sons et l'espace tangible. La caractéristique première de ces travaux est leur approche ludique, qui reflète le rapport que l'artiste entretient avec son instrument de travail - que ce soit un instrument de musique, une feuille de papier ou des plaques en fibres compressées. La pratique permet au corps et à la pensée de se rejoindre dans l'exercice d'une discipline. Par l'intervention humaine, les deux volumes, sonore et spatial, peuvent fusionner. En rendant explicite ce vecteur ludique et en exigeant la participation du corps humain (du visiteur), ces appareils interactifs transfèrent au spectateur une partie de la jouissance artistique.

Dans les hautes fréquences évoluent les mélodies volatiles d'un contexte culturel plus spécifique. Les travaux présentés se rapportent aux structures complexes que se sont inventés la culture populaire et le marché du disque pour rendre visuellement tangibles (et pour vendre) des phénomènes musicaux. La réception de ces structures culturelles et promotionnelles polymorphes, qui constitue et entretient une culture d'amateurs, de fans, est analysée dans ces œuvres avec un élément de subversion. Effigies parfois nostalgiques, parfois acerbes de la culture populaire, elles sont soit techniques et minutieusement exécutées, même « idolâtres ». D'autres ont l'air d'avoir été tout simplement « jetées » dans la réalité quotidienne. Toutes rendent hommage à la valeur sentimentale de la musique populaire, qui pousse éternellement les auditeurs à en élaborer des représentations visuelles capables de devenir des icônes de leur génération. Cette partie de l'exposition prend des allures de chambre d'adolescent, d'autant plus que certaines de ces œuvres expriment également le versant bémol de cette culture de fan - l'impossibilité d'une expression créative de l'auditeur, qui n'est pourtant pas irrémédiable.

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partenaires

Avec la collaboration de fabrica et Haus vun der Natur, Kockelscheuer.

images

Iain Forsyth & Jane Pollard, File Under Sacred Music, 2003. Vidéo. Kate Macgarry, London. © Christian Mosar.

Olivier Millagou, Drawing Pin, 2003. Installation in situ, punaises, amplificateur, platine. © Christian Mosar.

Naama Tsabar, Encore, 2006. Installation in situ, gaffer tape. Dvir Gallery, Tel Aviv. © Christian Mosar.

The Plug, Untitled (Drugs), 2007. Néon. Galerie Art 22, Brussels. © Christian Mosar.