Lecture by Jean-Marc Leveratto
at Casino Luxembourg

 

Les Mardis de l'Art
 




The series of lectures Les Mardis de l'Art is for everyone who is interested in today’s art, in the broadest sense. Artists, art critics, curators, institutional directors, theoreticians and personalities from the art world introduce and analyse contemporary topics and particular themes in contemporary art. Often, there is a link between the debated subjects and the current exhibitions at Casino Luxembourg.
The series runs from October to March. Lectures are held twice a month and participation is free.

The series of lectures Les Mardis de l'Art is co-organised by Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, the Laboratoire d’arts visuels / IPSE (Faculté des Lettres, des Sciences Humaines, des Arts et des Sciences de l’Éducation) at University of Luxembourg (paul.difelice@uni.lu / www.uni.lu) and Mudam Luxembourg.
It is supported by the Ministère de la Culture.

Venues :
Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain
41, rue Notre-Dame / L - 2240 Luxembourg / T (+352) 22 50 45 fabienne.bernardini@casino-luxembourg.lu / www.casino-luxembourg.lu

Mudam Luxembourg
3, Park Dräi Eechelen / L - 1499 Luxembourg / T. +352 45 37 85-1
n.erpelding@mudam.lu / www.mudam.lu



MARDIS DE L'ART 2010/2011

Download the 2010/2011 programme here (.pdf file)




Dënschdeg, 5. Oktober 2010

Not the girl you’re looking for. Objet a Sujet „Fra“ an der lëtzebuerger Kultur (L)
Mat der Participatioun vun: Danielle Igniti, Martine Schneider, Jeanine Unsen, Renée Wagener, Trixi Weis. Moderatioun: Ines Kurschat

Lieu : Casino Luxembourg

Am Kader vun der rezenter Publikatioun Not the girl you’re looking for – Melusina rediscovered (Éditions Schortgen / Cid-femmes) organiséiert de Casino Luxembourg zesumme mam Cid-femmes eng Podiumsdiskussioun an där déi heite Punkten ugeschwat ginn: Wéi eng Fraebiller weisen zäitgenëssesch KënschtlerInnen? Déi jonk Generatioun vu Frae schénge sech net méi mam Feminismus z’identifizéieren. Ass d’Emanzipatioun iwwerhaapt nach en Thema? Gëtt et eng Fraekonscht a gëtt et nach eng feministesch Konscht? Maache Fraenausstellunge sou wéi elles@centrepompidou iwwerhaapt nach Sënn? Op all dës an och aner Froe gëtt probéiert an dëser Diskussiounsronn eng Äntwert ze fannen.



Mardi, 19 octobre 2010
L’art qui parle de lui-même (F)

par Gian Maria Tore

Lieu : Casino Luxembourg

La conférence vise à illustrer une des notions fondamentales de l’esthétique contemporaine : la « réflexivité ». Il s’agit du fait qu’une œuvre ou une expérience artistique parle, entre autres, d’elle-même ; que l’art est, surtout, un discours, une réflexion, une prise de position sur l’art lui-même. Dans un premier temps, le conférencier tentera de clarifier cette notion, distinguant une série de possibilités : citation, parodie, virtuosité, œuvre(s) dans l’œuvre, mise en abyme, etc. Dans un deuxième temps, il discutera de la première exposition du Centre Pompidou-Metz comme du cas exemplaire, peut-être extrême, de la tendance réflexive de l’art. Une série de chefs-d’œuvre censés mettre en question le « chef-d’œuvre », un musée qui héberge les critiques au dispositif muséal, une expérience de l’art qui consiste en une série de modes d’emploi, de mises à distance, voire de détournements de l’expérience de l’art. Finalement : l’art comme le discours sur le discours sur le discours, etc. sur l’art.

Gian Maria Tore (1977) est chercheur à l’Université du Luxembourg. Il enseigne l’analyse de films, la sémiotique des médias et la sémiotique de l’art, et collabore activement avec la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg. Il travaille actuellement à la rédaction de deux livres : Sémiotique du cinéma : la figuration et l’expérience audiovisuelles, Presses Universitaires du Septentrion, et (avec Marion Colas-Blaise) Médias et médiations au Luxembourg, éditions Guy Binsfeld.



Mardi, 9 novembre 2010
Planètes sonores, nouveaux langages ? (F)
par Alexandre Castant

Lieu : Mudam Luxembourg

Au fil du temps, les pratiques sonores dans le champ de l’art ont dessiné un territoire, hybride et mouvant, dont cette intervention étudie les nouveaux langages. Du dialogue des arts et des synesthésies symbolistes, à travers les avant-gardes historiques et l’invention technique de la sphère audiovisuelle (musique concrète ou pop), le nouveau langage sonore des arts plastiques est exploré à travers trois pistes de travail : la première est liée au cinéma, la bande-son qui se construit dans une certaine modernité cinématographique « contre l’image ». Ensuite, une approche ouvre sur les territoires du silence, musical et plastique, pour proposer une introduction à une logique (illogique ?) du son. Enfin, celle des plasticiens qui explorent le caractère inaudible du son comme nouvelle figure de la transparence d’un art immatériel. Pensée plastique de l’invisible ?

La conférence prendra appui sur des œuvres de l’exposition Illogical Thoughts… présentées au Mudam Luxembourg (09/10/10–30/01/11) dans le cadre du projet Diagonales, son, vibration et musique.

Alexandre Castant est professeur à l’École nationale supérieure d’art de Bourges où il anime, entre autres, un séminaire sur la création sonore : http://ateliersonoredesthetique.ensa-bourges.fr. Essayiste, il a notamment publié Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma aux éditions Monografik dans la collection Écrits, Blou, 2007 (nouvelle édition 2010). En tant que critique d’art, il participe régulièrement au journal Particules, réflexions sur l’art actuel.
http://www.alexandrecastant.com



Mardi, 23 novembre 2010
La scène des images (F)
par Mathilde Roman

Lieu : Casino Luxembourg

Les relations entre les arts plastiques et les arts de la scène se sont développées dès le début du 20e siècle, multipliant les croisements et les influences réciproques. La forme théâtrale s’est peu à peu immiscée dans le champ des arts plastiques. Aujourd’hui, l’espace d’exposition est bien souvent conçu comme un plateau sur lequel les œuvres viennent faire signe, proposant des expériences très ancrées dans une spatio-temporalité. Ainsi, un grand nombre d’œuvres vidéo abordent l’espace de l’installation comme une scène, jouant avec les écrans, avec la relation au spectateur et questionnant la théâtralité au sein de leurs images. Mathilde Roman s’intéresse plus particulièrement aux enjeux théoriques en analysant, entre autres, des œuvres de David Claerbout, Ugo Rondinone, Julian Rosefeldt, Eija-Liisa Ahtila ou Sebastian Diaz Morales.

Mathilde Roman est docteur en arts et sciences de l’art, et critique d’art (membre de l’AICA France – Association internationale des critiques d’art). Elle a publié Art vidéo et mise en scène de soi aux éditions L’Harmattan, 2008. Elle prépare actuellement un essai sur La dimension scénique de l’image vidéo aux éditions Monografik. Elle enseigne l’histoire de l’art au Pavillon Bosio, École supérieure d’arts plastiques de la Ville de Monaco, une école de scénographie.



Mardi, 7 décembre 2010
Photographie et danse ou l’impossible image ? (F)
par Michelle Debat

Lieu : Casino Luxembourg

Parce que photographie et danse sont deux arts de l’éphémère, de l’événement, elles peuvent se réfléchir comme deux arts du non-reproductible. Le réel et le corps sont présents lors de l’acte même de représentation, mais la danse ne copie pas en soi un modèle, et la photographie, si elle n’est pas strictement de l’ordre du document, ne copie pas davantage le moment offert à la prise de vue. Ainsi, photographie et danse peuvent se penser à contre-courant de la doxa critique. Que disent de la danse des photographies qui ne sont pas strictement des photographies dites de danse ? Comment la danse fait-elle image ? Ces questions sont sous-jacentes à la réflexion sur ces arts de l’impossible image.

Michelle Debat est maître de conférences habilitée à diriger les recherches à l’UFR Arts, philosophie, esthétique de l’Université Paris 8. Critique d’art, membre de l’AICA France – Association internationale des critiques d’art, elle travaille actuellement à la direction du dossier sur l’art de la revue Ligeia : Photographie et danse, Paris, éditions Ligeia (à paraître en 2011). Ses principales publications sont : L’impossible image : photographie-danse-chorégraphie, Bruxelles, éditions La Lettre volée / Centre National du Livre (Belgique), 2009 ; De la danse à la proposition chorégraphique ou l’apparition d’un nouveau langage scénique, dans la revue La Part de l’Œil n° 24, Bruxelles, éditions La part de l’Œil, 2009 ; La photographie en vecteur, Paris, éditions Ligeia, 2004 ; La Photographie et le Livre, Paris, éditions Trans Photographic Press, 2003).



Dienstag, 18. Januar 2011
Daniel Buren – Alles Streifen, oder was? (D)

mit Markus Pilgram

Im Mudam Luxembourg

Seit über vierzig Jahren sind die Streifen das „Markenzeichen“ Daniel Burens. Doch was hat es wirklich mit ihnen auf sich? Der Vortrag zeichnet ihre Wandlung vom malerischen Nullpunkt über den optischen Marker bis hin zur heute nur noch dezent auftretenden Signatur im Werk Burens.

Im Rahmen der Ausstellung Daniel Buren im Mudam Luxembourg (09/10/10–22/05/11). Markus Pilgram arbeitet als wissenschaftlicher Mitarbeiter im Mudam Luxembourg. Nach Studien in Deutschland und Frankreich arbeitete er zuletzt für die Bibliographie de l’Histoire de l’Art in Paris. Neben seiner Museumstätigkeit arbeitet er auch als Reiseleiter.



Tuesday, 1 February 2011
Deciding Art in Global Networks (GB)
by Pascal Gielen

Venue: Casino Luxembourg

How are artistic choices made in a globalising art world and what are the arguments that play a part in this process? In this lecture, Pascal Gielen is looking for the “socio-logic” involved in artistic choices. He therefore focuses on changing social networks after 1989 and the effects they have on artistic decisions and decision-makers, concentrating on a particular sort of decision-maker, namely the curator. He argues that the decisionmaking process differs between museum curators and so called “independent” curators and that this shift is related to the process of globalisation. Artistic selections are today “dematerialised”, which does not mean “decapitalised”. The new immaterial idea itself is commodified within a new global competition rationale.

Pascal Gielen is professionally based at the University of Groningen (NL) as a sociologist of the arts, and he detains a research chair at the Fontys College for the Arts in Tilburg (NL). Gielen has published several books on cultural politics, cultural heritage, contemporary dance and the visual arts. Currently he works on an international theoretical and empirical research on the hybridisation of artistic practices and post-Fordism. In 2009 he edited together with Paul De Bruyne the book Arts in Society. Being an Artist in Post-Fordist Times (NAi Publishers, Rotterdam). He also published The Murmuring of the Artistic Multitude. Global Art, Memory and Post- Fordism (publisher Valiz, Amsterdam).



Dienstag, 15. Februar 2011
Große Gefühle und unsichtbare Affekte: Bas Jan Ader und mehr (D)

Mit Jan Verwoert

Im Casino Luxembourg

Gefühle zeigen hat traditionell viel mit Szene machen zu tun. Wir lassen uns dabei gerne von Vorbildern aus Film und Fernsehen leiten. Das Ergebnis ist in seinem Effekt deshalb nicht weniger wahr oder intensiv. In seiner Arbeit setzt sich Bas Jan Ader konzeptuell dieser Spannung zwischen der Inszenierung und dem Effekt großer Gefühle aus. Er analysiert das Theater und spielt es dabei. Was für Einsichten schafft dieser Ansatz, und wo sind seine Grenzen? Was ist mit Affekten, die sich der Logik des Theatralischen entziehen (weil sie im Verborgenen schwelen oder über Jahre hinweg wachsen)? Und wie ließen sie sich künstlerisch vergegenwärtigen?

Jan Verwoert ist Autor und lebt in Berlin. Er ist mitwirkender Redakteur von frieze magazine und publiziert darüber hinaus in verschiedenen Zeitschriften, Monografien und Anthologien. Sein Buch Bas Jan Ader – In Search of the Miraculous erschien 2006 bei Afterall Books, London, und seine Essaysammlung Tell Me What You Want What You Really Really Want 2010 bei Sternberg Press, Berlin. Verwoert lehrt am Piet Zwart Institute in Rotterdam und am de Appel Curatorial Programme in Amsterdam.



Dienstag, 1. März 2011
Wofür es sich zu leben lohnt. Die vergessene Frage und die materialistische Philosophie (D)

Mit Robert Pfaller

Im Casino Luxembourg

Wenn Ziele wie Sicherheit, Gesundheit oder der sogenannte europäische Hochschulraum gegenwärtig als höchste Prioritäten behandelt werden, dann werden ihnen oft ohne Zögern Lebensqualitäten wie Bürgerrechte, Stolz, soziale Absicherung, Genuss, Eleganz und Intellektualität geopfert. Daran zeigt sich, dass die reichsten Bevölkerungen der Welt es weitgehend verlernt haben, sich die Frage zu stellen, wofür es sich zu leben lohnt. Wir halten uns für Genussmenschen, rufen aber doch auffällig schnell nach Verbot und Polizei, wenn irgend etwas gegen den Strich unseres immer biederer werdenden Empfindens geht. Unser politischer Verzicht auf das, was wir vom Leben haben können, gründet sich also letztlich auf eine ästhetische Unfähigkeit: nämlich jene Ausnahmesituationen zu schätzen, unter denen so anstößige Dinge wie Rauchen, Sex, schwarzer Humor, müßiges Nachdenken etc. als lustvoll erlebt werden können.

Robert Pfaller ist Professor für Philosophie an der Universität für angewandte Kunst in Wien. Gastprofessuren u.a. in Amsterdam, Berlin, Chicago, Oslo, Straßburg, Toulouse, Zürich. 2007 wurde er mit dem Preis The Missing Link des Psychoanalytischen Seminars Zürich ausgezeichnet.
Veröffentlichungen u.a.: Ästhetik der Interpassivität (Hamburg: philo fine arts, 2009); Das schmutzige Heilige und die reine Vernunft. Symptome der Gegenwartskultur (Frankfurt/M.: Fischer, 2008); (Hg.:) Schluss mit der Komödie! Über die schleichende Vorherrschaft des Tragischen in unserer Kultur (Wien: Sonderzahl, 2005); Die Illusionen der anderen. Über das Lustprinzip in der Kultur (Frankfurt/M.: Suhrkamp, 2002). Im März 2011 erscheint im Fischer Verlag sein neues Buch mit dem voraussichtlichen Titel Gründe, die das Leben lohnen. Elemente materialistischer Philosophie.



Dienstag, 15. März 2011
Die „Longue Durée“ der Gegenwartskunst (D)

Mit Philip Ursprung

Im Casino Luxembourg

Unter dem Begriff „Gegenwartskunst“ wird im Allgemeinen der fortwährend wachsende Zeitraum seit 1960 verstanden. Wie kommt es dazu, dass eine Phase von einem halben Jahrhundert als „zeitgenössisch“ empfunden wird? Ist ein Ende dieser Situation abzusehen? Oder ist es eine Bestätigung der These mancher Theoretiker, dass wir uns in einem posthistorischen Zustand „ewiger Gegenwart“ befinden? Der Vortrag untersucht anhand einiger Fallbeispiele den historischen, ökonomischen und ideologischen Kontext der Konjunktur der Gegenwartskunst.

Philip Ursprung, geb. 1963 in Baltimore (Maryland, USA), ist Professor für Moderne und zeitgenössische Kunst an der Universität Zürich. Er unterrichtete unter anderem an der Universität der Künste Berlin und an der Columbia University New York und kuratierte Ausstellungen am Museum für Gegenwartskunst in Basel und am Canadian Center for Architecture in Montreal. Zuletzt erschien von ihm das Buch Die Kunst der Gegenwart beim Beck Verlag, München, 2010.



Mardi, 29 mars 2011
La discordance des temps : Einstein et l’art contemporain (F)

par Elie During

Lieu : Mudam Luxembourg

En 1905, Einstein établit le caractère relatif des relations de simultanéité entre événements distants. « Pendant ce temps » et « en ce moment » sont désormais des expressions ambiguës ; la théorie de la relativité soumet l’espace et le temps lui-même à de curieuses anamorphoses. À peu près au même moment, l’espace-temps cinématographique commence à apparaître avec sa grammaire propre. L’usage intensif du montage alterné libère du même coup la puissance du faux raccord. Aujourd’hui, les procédés du montage simultané et des écrans multiples livrent aux spectateurs des galeries et des musées des flux d’images animées composant une temporalité à couches multiples ou laminée. En s’appuyant sur des exemples cinématographiques et sur des œuvres vidéo (Dan Graham, Mark Lewis, Pierre Huyghe), Elie During met en lumière quelques-unes des modalités de cette discordance des temps que l’art du 20e siècle a thématisé tout en emboîtant le pas à la physique.

Dans le cadre de l’exposition Les paradoxes du temps au Mudam Luxembourg (17/02/11–22/05/11).

Elie During est maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris Ouest – Nanterre et enseigne également à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il a participé à l’édition critique des œuvres de Bergson aux Presses Universitaires de France en réalisant l’apparat critique de Durée et Simultanéité (PUF, 2009), ainsi que d’une partie de L’Énergie spirituelle (PUF, 2009). Il est également l’auteur de Faux raccords : la coexistence des images (Actes Sud, 2010) et a récemment coédité deux collectifs consacrés à l’art contemporain : In actu : de l’expérimental dans l’art (Presses du réel, 2009) et À quoi pense l’art contemporain ? (numéro spécial de la revue Critique, août/septembre 2010).



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