Conférence par Jean-Marc Leveratto
au Casino Luxembourg

 

Les Mardis de l'Art
 




Le cycle de conférences Les Mardis de l’Art s’adresse à un public intéressé par l’art actuel au sens large. Des artistes, des critiques d’art, des commissaires, des responsables d’institutions, des théoriciens de l’art ainsi que des personnalités du monde de l’art y exposent et y analysent des sujets d’actualité ou des thèmes particuliers de l’art contemporain. Les sujets débattus lors de ces conférences sont aussi parfois en rapport avec les expositions en cours au Casino Luxembourg.
La saison de conférences s’étend d’octobre à mars et les différents exposés sont programmés deux fois par mois, l’entrée en est gratuite.

Le cycle Les Mardis de l'Art est co-organisé par le Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, le Laboratoire d’arts visuels / IPSE (Faculté des Lettres, des Sciences Humaines, des Arts et des Sciences de l’Éducation) de l’Université du Luxembourg (paul.difelice@uni.lu / www.uni.lu) et Mudam Luxembourg.
Il bénéficie du soutien du Ministère de la Culture.

Lieux des conférences :
Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain
Infos et contact : fabienne.bernardini@casino-luxembourg.lu

Mudam Luxembourg
3, Park Dräi Eechelen | L - 1499 Luxembourg | T. +352 45 37 85-1
Infos et contact : n.erpelding@mudam.lu / www.mudam.lu



Programme 2011/2012

Téléchargez le programme 2011/2012 (.pdf)







Mardi, le 7 février 2012
18 h 30, Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain

La peinture comme sujet
Germain Rœsz

Quelles sont les imbrications entre l’histoire de la peinture (dans une version anthropologique) et l’art contemporain aujourd’hui ? De quelle manière la peinture échappe-t-elle aux cloisonnements et à la désuétude dans lesquels beaucoup veulent l’inscrire ? Il y a un temps contemporain des images-flux dont il faut se demander s’il vient en contradiction avec l’image fixe de la peinture. Les notions d’extériorité et d’intériorité, la pertinence de l’actualité (et de l’anachronisme), les critères de liberté (du faire, du dire) sont repensées. Plus loin, le conférencier interroge la linéarité et la notion de progrès de/dans l’art, et donc de la validation de certaines formes de légitimation des œuvres.

Germain Rœsz est artiste, poète, professeur et directeur de l’équipe de recherche Arts à l'Université de Strasbourg. Ses travaux récents portent sur la création collective, la représentation de la mort dans l’art, l’art et le politique et la peinture aujourd’hui. Derniers ouvrages parus : Essais sur l’archéologie du signe d’Henri Maccheroni, Collection Esthétiques Ars, L’Harmattan, Paris ; L’éclat rouge, Éditions Jérôme Do. Bentzinger, Colmar ; La venue des sculptures (sur Jean-Marie Krauth), Cahiers Recherche, Strasbourg.





Mardi, le 6 mars 2012
18 h 30, Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain

Politique et passions : les enjeux de la démocratie (F)
Chantal Mouffe

La conférencière présente le modèle de démocratie agonistique qu’elle a élaboré comme alternative aux deux conceptions actuellement dominantes de la démocratie, le modèle « agrégatif » et le modèle « délibératif ». Elle argumente que ces modèles sont incapables de rendre compte de la place occupée en politique par la dimension affective et qu’ils empêchent de saisir l’importance des pratiques culturelles et artistiques dans la formation des identités politiques. Elle montre comment une conception agonistique peut au contraire permettre d’envisager le rôle crucial joué par ces pratiques dans la création du type d’espace public requis par une politique démocratique.

Chantal Mouffe est professeure de théorie politique et directrice du Center for the Study of Democracy à l’Université Westminster de Londres. Elle a enseigné dans de nombreuses universités en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine et elle est membre correspondant du Collège International de Philosophie à Paris. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages en anglais dont le plus récent est On The Political (Routledge, Londres, 2005).





Mardi, le 20 mars 2012
18.30 heures, Mudam Luxembourg
L’histoire de l’art moderne à l’ère de la construction européenne
Comment Paris perdit la guerre froide culturelle
(F)
Catherine Fraixe

Après la Seconde Guerre mondiale, l'internationalisation des marchés de l'art se heurta aux nationalismes des pays d'Europe de l'Ouest et en particulier au nationalisme artistique français. La conférencière examine les tentatives conjointes des partisans américains d'une Fédération européenne et du Mouvement européen, qui regroupait les organisations militant pour une Europe unie, pour promouvoir à partir de 1952 un nouvel art européen. La célèbre exposition L’Œuvre du XXe siècle, présentée à Paris en mai 1952 pour célébrer la signature du Traité de Communauté européenne de défense et financée par la CIA par l'intermédiaire du Congrès américain pour la liberté de la culture, s'avère ainsi l'une des premières manifestations qui tenta de réunir les avant-gardes européennes historiques dans un musée français. Si le rejet du Traité de Communauté européenne de défense en août 1954 par l'Assemblée nationale française entraîna bientôt l'arrêt des aides américaines à ce nouvel « art européen », le Conseil de l'Europe et divers groupes atlantistes prirent le relais et imposèrent progressivement une nouvelle histoire de l'art moderne, transnationale, tandis que Paris voyait décliner son rêve d'hégémonie culturelle.

Catherine Fraixe est docteur en histoire de l’art et enseigne à l’École nationale supérieure d’art de Bourges. Chercheuse associée au CEHTA-EHESS (Centre d’Histoire et Théorie des Arts de L’École des hautes études en sciences sociales), ses principaux axes de travail sont l’Europe latine des années 1930 et les relations culturelles entre les États-Unis et l’Europe de l’Ouest pendant la guerre froide.









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