Lors des préparatifs de "Luxembourg,
Ville Européenne de la Culture 1995", la transformation
de l'ancien Casino Bourgeois en lieu d'exposition fut confiée
à Urs Raussmüller. Ainsi, dans chacune des pièces
du rez-de-chaussée (à l'exception du hall central)
et du premier étage, ont été installés
des cubes aux parois blanches, ouverts dans leur partie supérieure
(ils ont suggéré le logo du Casino Luxembourg), laissant
intacte la substance historique et offrant un maximum de surface
murale.
Au total, treize nouvelles salles (actuellement
plus que 12) ont été aménagées dans
le bâtiment existant. Elles disposent toutes de murs de 3,5
m de hauteur. Les surfaces des cubes varient entre 18 m2 et 52 m2.
L'ensemble représente 460 m2 de surface au sol, et offre
290 m de cimaises.
Le hall d'entrée et le pavillon (Aquarium) construit par l'architecte luxembourgeois René Mailliet servent de lieux de conférences, de tables rondes,
de concerts de musique contemporaine et de forums en tout genre.
Les
expositions dans le cadre de l'année culturelle en 1995.
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Hall du Casino
Photo : Albert Biwer, Luxembourg |
C'est en mars 1996, trois mois après la fin de l'année
culturelle à Luxembourg en 1995, que le Casino Luxembourg est devenu ce qu'il est aujourd'hui : le premier et unique Forum
d'art contemporain au Grand-Duché de Luxembourg dont le but
est de présenter les arts visuels de notre temps afin d'en
souligner le diversité et la complexité. L'art contemporain,
malgré les (ou grâce aux) crises qui le secouent régulièrement,
reste l'un des moyens privilégiés du questionnement
de nos valeurs essentielles et l'une des approches possibles de
notre vie intérieure. Mettre à la disposition de chacun
les moyens de mener une réflexion artistique personnelle
et de juger par soi-même, sans succomber aux préjugés
qui nous gouvernent, c'est aussi oeuvrer pour la liberté.
A l'aube de l'an 2000 et en perspective de la construction du Musée
d'Art Moderne Grand-Duc Jean (par l'architecte I.M. Pei), Luxembourg,
pays de frontières et ville de rencontres, ne peut se permettre
de rester à l'écart des tendances artistiques contemporaines
et de leurs fondements théoriques.
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