Le projet architectonique d’Urs Raussmüller alliait de
manière convaincante simplicité, esthétique
et fonction pratique. La première étape consista à
ramener le Casino à ses structures élémentaires.
La seconde vit l’installation, dans chacune des pièces
du rez-de-chaussée surélevé (à l’exception
du hall central) et du premier étage, de cubes aux parois
uniformément blanches, ouverts dans leur partie supérieure.
Cette intervention minimale, mais claire et efficace, permettait
de répondre simultanément à différents
impératifs. La substance historique demeurait intacte et
la restructuration entraînait un budget relativement modeste.
En offrant un maximum de surfaces murales, les cubes représentaient
des espaces d’exposition idéaux. Par ailleurs, les
murs protégeaient les oeuvres fragiles des rayons ultraviolets
projetés par la lumière naturelle. Les cubes formaient
enfin un ensemble cohérent et homogène et pouvaient
en outre être démontés à la fin de l’année
culturelle.
Au total, treize nouvelles salles avaient été
aménagées dans le bâtiment existant. L’ensemble
représentait 460 m2 de surface au sol, et offrait 290 m
de cimaises.
Par ailleurs, le hall d’entrée est aussi un espace
d’accueil doté des infrastructures mobiles indispensables
pour l’information des visiteurs et la vente des billets
et catalogues.
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