PROJECT ROOM @ AQUARIUM
DANIEL JACOBY - LATSEMPOAR
Résidence d'artiste : 9 janvier 2012 – 4 mars 2012
Exposition : 3 mars 2012 –22 avril 2012
Le Péruvien Daniel Jacoby a été invité au Casino Luxembourg pour la résidence d’hiver (de janvier à mars 2012). Le point
de départ de son projet fut la création d’un Golden Record du Grand-Duché. Ce genre de disque, à l’image de ceux
produits par la NASA dans les années 1970, est censé contenir des informations représentatives de la vie terrestre,
destinées à toute vie extraterrestre qui pourrait les trouver. Partant de ce concept purement symbolique de l’image d’un
lieu – vu l’infime probabilité que ces disques soient réellement découverts – Daniel Jacoby souhaitait créer un Luxembourg
imaginaire, fictionnel, et devant sa conception à des créatifs autochtones.
Pour une première phase du projet, Daniel Jacoby a travaillé avec cinq jeunes professionnels issus de cinq domaines
différents de la création : Sarah Capesius, photographe, Serge Ecker, designer 3D, Alexandre Hornbeck, écrivain, Mik
Muhlen, graphiste et Gilles Noesen, compositeur. Ce réseau de collaborateurs devait contribuer à l’élaboration de l’histoire
fictionnelle, chacun par son domaine de compétences. Un défi de taille pour ces artistes qui, habitués au travail solitaire,
ont dû se plier aux règles du travail collectif et de l’échange d’idées pour aboutir à un processus de création symbiotique.
Daniel Jacoby, lui, s’est détaché du rôle de l’artiste « créateur » pour endosser celui du fédérateur et de l’instigateur.
L’« Aquarium » étant devenu, le temps du projet, son bureau d’étude où les fictions prirent forme et furent expérimentées.
L’achèvement de la phase de conception se matérialise par le départ des intervenants et la fin du think tank créatif. Les
traces matérielles (dé)laissées dans l’« Aquarium » à la fermeture symbolique du bureau d’étude – notes écrites,
diagrammes, échantillons de musique, fragments d’images, objets sculpturaux – sont autant de témoins matériels, de
tangibles jalons de cette quête du Luxembourg fictionnel ou Latsempoar.
Le travail de lecture et d’interprétation des signes revient à Daniel Jacoby. À travers une mise en relation d’éléments référentiels
– l’histoire fictionnelle ne pouvant finalement être conçue qu’à partir de et dans une réalité donnée – Daniel Jacoby
recrée l’histoire dans un livre personnel.
Commissaires : Kevin Muhlen, Christine Walentiny.
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