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Casino Luxembourg

Film

21.1.2021 à 19:00 L'homme gris – Cycle de métaphores diaboliques

The Devils

LIEU : Cinémathèque, 17, Place du Théâtre, Luxembourg


GB 1971 | vostf | 111’ | c | De : Ken Russell | Avec : Vanessa Redgrave, Oliver Reed, Dudley Sutton

Prix du meilleur film étranger, Mostra de Venise 1971

Résistant à la censure du pouvoir, l'abbé Urbain Grandier s’oppose à l’autorité du roi Louis XIII. Mais au couvent de ce dernier, l'inquiétante Mère Jeanne des Anges se déclare possédée par le diable. Voyant une occasion parfaite d’éliminer Grandier, le roi en profite pour l’accuser de sorcellerie…

« My most, indeed my only, political film. » (Ken Russell)

« There is much to irritate in the film, but it's bold, individual and a landmark in British cinema, with outstanding performances from Oliver Reed and Vanessa Redgrave; memorable stylised sets by Derek Jarman; dramatic lighting by David Watkin; and an atonal score by Peter Maxwell Davies. » (The Guardian)

Prix : 3,70 / 2,40 € / 1,50 € avec le Kulturpass
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L'homme gris
Cycle de métaphores diaboliques

« Si le cinéma a été baptisé avec les diableries de Méliès, il a continué à être, depuis lors, un formidable vecteur de propagation de la figure du Diable. Tous deux sont intrinsèquement liés, puisque le Diable s’incarne dans le mouvement même de l’image pour Epstein, dans la lumière du projecteur pour Anger. Pourtant dans le cycle proposé ici, il est surtout question de sa disparition, de sa métamorphose.

En parallèle avec l’exposition L’homme gris au Casino Luxembourg évoquant l’anonymat et la dissimulation des traits diaboliques dans l’art actuel, les films présentés offrent à leur tour des représentations non-archétypales de Satan. Il s’agit dès lors de donner à voir d’autres lectures possibles, des métaphores subtiles, des projections fantasmatiques. Une invitation à découvrir comment Häxan de Christensen, comme tout monument intemporel, est plus que jamais d’actualité ; à comprendre quelle Possession évoque réellement Żuławski par-delà les apparences ; à relire la dimension socio-politique de The Devils de Russell ; à décrypter le symbolisme latent au cœur de Suspiria, chef-d’œuvre d’Argento. Il faut surtout se laisser envoûter par ces illusions magiques et accepter le fait que le visible dissimule surtout l’invisible. Lorsque le cinéma révèle nos démons intérieurs, l’écran se fait miroir, et les diables enfouis apparaissent en pleine lumière, dans l’obscurité de la salle. »

Benjamin Bianciotto, curateur de l'exposition L'homme gris

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